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Questions / réponses sur les régimes matrimoniaux

Les réponse de Maître Sylvie Noachovitch aux questions sur les régimes matrimoniaux

Question : Quels sont les différents régimes matrimoniaux ?

Réponse : Les régimes matrimoniaux peuvent être classés en deux catégories :
Le régime légal
Les régimes conventionnels

Le régime légal

Le régime de communauté réduite aux acquêts

En l’absence de contrat de mariage, les époux sont soumis au régime de communauté légale réduite aux acquêts.
Le régime de communauté réduite aux acquêts distingue les biens propres qui appartiennent personnellement à un époux des biens communs qui appartiennent aux deux époux.
D’une part, tous les biens immobiliers et mobiliers dont les salaires et les revenus acquis pendant le mariage sont présumés communs. D’autre part, les biens propres sont notamment les biens immobiliers et mobiliers acquis avant le mariage, les biens acquis par succession, donation ou legs pendant le mariage, les vêtements personnels, les indemnités réparant un préjudice corporel ou moral subi par un époux, ainsi que certains biens professionnels nécessaires à l’activité de l’un des époux. De même les dettes contractées pendant le mariage sont communes, sauf exception.

(Article 1387, Article 1400 et suivants)

Les régimes conventionnels

Ces régimes nécessitent d’établir un contrat de mariage devant un notaire.

Il existe différents types de régimes conventionnels :

Le régime de séparation de biens

Au titre de ce régime, chacun des époux conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. Les dettes contractées par les époux sont personnelles. Toutefois, les dettes portant sur l’entretien du ménage et l’éducation des enfants engagent les deux époux.

(Article 1536 à 1543 du code civil)

Le régime de communauté universelle

Dans le cadre du régime de communauté universelle, les époux conviennent de mettre en commun tous leurs biens présents et à venir.
Cependant, sauf stipulation contraire, les vêtements personnels, les indemnités réparant un préjudice corporel ou moral subi par un époux, ainsi que certains biens professionnels nécessaires à l’activité de l’un des époux demeurent personnels aux époux.

Les dettes sont communes.

(Article 1526 du code civil)

Le régime de participation aux acquêts

Le régime de participation aux acquêts est un régime conventionnel empruntant aux règles du régime de séparation des biens ainsi qu’aux règles du régime légal de communauté réduite aux acquêts.
En effet, au cours du mariage les époux sont soumis aux règles du régime de séparation de biens, de sorte que chacun des époux conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. En cas de dissolution du mariage (par divorce ou décès) le notaire compare la valeur des biens au moment du mariage à la valeur des biens au jour de la dissolution. Si le notaire constate un enrichissement, celui-ci sera partagé par moitié entre les époux.

(Article 1569 à 1581 du code civil)


Question : Peut-on changer de régime matrimonial en cours de mariage ?

Réponse : Depuis la loi du 22 mai 2019, les époux peuvent modifier ou changer de régime matrimonial à tout moment au cours du mariage.

Le changement du régime matrimonial suppose la réunion des conditions suivantes :
– Le respect de l’intérêt de la famille
– Le consentement des deux époux
– Le recours à un notaire afin de liquider le régime matrimonial initial et d’acter le changement de régime

Si les époux consentent seuls au changement de leur régime matrimonial, ils doivent informer leurs enfants majeurs communs ou non, leurs créanciers ainsi que le représentant de leur enfant mineur sous tutelle le cas échéant. L’information est transmise par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte de commissaire de justice aux enfants majeurs des époux ainsi qu’au représentant de l’enfant mineur sous tutelle. Les créanciers sont informés de la modification envisagée par la publication d’un avis au journal d’annonces légales. Les créanciers ainsi que les enfants majeurs ont un délai de 3 mois pour former opposition au changement de régime matrimonial à compter de l’information ou de la publication. Par ailleurs, toute personne intéressée doit être informée du changement de régime matrimonial des époux. Il s’agira notamment d’une personne ayant fait une donation au titre du contrat de mariage.

Par principe, il n’est pas nécessaire de recourir au juge en matière de changement de régime matrimonial sauf en cas d’opposition. Dans un tel cas, il sera demandé par requête adressée au juge d’homologuer le changement de régime matrimonial. L’homologation du juge nécessite d’apprécier l’intérêt de la famille et les préjudices éventuels pour les créanciers. L’assistance de l’avocat est obligatoire devant le juge.

Une fois le changement de régime matrimonial effectué, la mention de ce changement est inscrite en marge de l’acte de mariage.

(Article 1397 du code civil / Articles 1300 à 1300-3 du code de procédure civile, Articles 1300-4 à 1303 du code de procédure civile)

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La garantie décennale

Lorsque vous faites appel à un professionnel du bâtiment pour construire une maison ou effectuer des travaux, celui-ci doit obligatoirement avoir un contrat d’assurance garantie décennale.

Avant 2016, de nombreux professionnels du bâtiment ne souscrivaient pas de garantie décennale et se justifiaient en évoquant une simple omission ou négligence de leur part. Ensuite, ceux-ci déposaient le bilan et leurs clients se retrouvaient en grande difficulté en cas de dommages. Heureusement, depuis fin 2016, la jurisprudence a reconnu votre droit d'engager la responsabilité personnelle du dirigeant.

En effet, l’absence de souscription d’une assurance garantie décennale vous cause un préjudice, même en l’absence de dommage. Pour rappel, la garantie décennale prend en charge les dommages survenant dans les 10 ans suivant la réception des travaux.

Les dommages pris en compte sont ceux affectant la solidité de l’ouvrable et les dommages le rendant impropre à son usage (par exemple, un problème d'étanchéité). Il convient de vérifier, avant le début des travaux, et avant la signature du devis, que le professionnel dispose d’une attestation d’assurance décennale valide. La manière la plus simple consiste à demander à l'artisan concerné une copie de son attestation de garantie décennale. La loi du 6 août 2015 qui modifie l'article L243-2 du code des assurances oblige tous les professionnels à joindre aux devis et factures cette attestation.

Le devis du professionnel doit comporter :

  • la date de validité,
  • la valeur,
  • les activités couvertes,
  • la zone géographique de couverture.

La non-souscription d’une garantie décennale entraîne des sanctions civiles et pénales pour le professionnel.

ll convient de déposer plainte contre l'entrepreneur qui n'a pas souscrit d'assurance de responsabilité décennale en se déplaçant dans un commissariat ou dans une gendarmerie de son choix, ou par courrier adressé directement au procureur de la République. Le défaut de souscription à une assurance décennale par un professionnel est considéré comme un délit pénal. Les sanctions sont prévues à l’article L243-3 du code de construction. Suivant les dispositions de cette loi, ce manquement est passible d’une peine d’emprisonnement de 6 mois. Le fautif peut également être condamné à verser une amende de 75 000 euros. Ces deux sanctions peuvent être prononcées cumulativement ou séparément selon la gravité des cas.


L'assurance dommages-ouvrage

Si vous faites construire votre maison par un proche, non professionnel du bâtiment, vous ne pourrez pas engager une action pour absence de garantie décennale.

Lorsque vous réalisez des travaux vous-même ou par un professionnel, il est recommandé de souscrire une assurance dommage-ouvrage. L'assurance dommages-ouvrage est, en droit français, une assurance instituée par la loi no 78-12 du 4 janvier 1978, dite loi Spinetta. L’objectif de cette loi est de garantir et assurer le coût de réparation de désordres affectant un ouvrage immobilier, lors de sa construction, de son agrandissement ou de sa rénovation.

L'assurance dommages-ouvrage (DO) rembourse la totalité des travaux de réparation des dommages couverts par la garantie décennale des constructeurs. Elle garantit les malfaçons qui affectent la solidité de l'ouvrage et le rendent inhabitable ou impropre à l'usage auquel il est destiné (fissures importantes, effondrement de toiture...). Elle couvre également les malfaçons qui compromettent la solidité des éléments d'équipement indissociables des ouvrages de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos et de couvert.

L'assurance dommage ouvrage garantit les dommages apparents ou non lors de la réception de travaux. En principe, elle prend effet à la fin du délai d'un an de la garantie de parfait achèvement.

Cependant, elle peut couvrir les réparations des dommages qui relèvent de la garantie décennale lorsqu'ils ont fait l'objet de réserves à la réception de travaux. Le maître d'ouvrage peut saisir l'assureur dommage ouvrage pendant l'année de garantie de parfait achèvement quand il constate que l'entrepreneur n'effectue pas les réparations après avoir reçu une mise en demeure.

En cas de vente d'un logement dans les 10 ans suivant sa construction, le notaire doit préciser dans le contrat de vente si les travaux sont garantis ou non par une assurance dommages-ouvrage. L'assurance couvre tous les propriétaires successifs de l'ouvrage.

 

Paris

 

48 boulevard Émile Augier
75116 Paris
Tél : 01 45 01 27 26
Fax : 01 34 17 11 80

 

Cette réforme qui a prise effet au 1er janvier 2021, a allégé la procédure en supprimant la double saisine avec requête en divorce puis assignation, et a renforcé la place accordée à l’avocat, en créant notamment une nouvelle forme de constatation de l’acceptation du principe du divorce.
Le ministère d’avocat est désormais obligatoire pour les deux parties et ce, dès le début de la procédure.

Modification de l’introduction de l’instance

Si les fondements des demandes en divorce restent inchangés (divorce accepté, pour altération définitive du lien conjugal, pour demande acceptée et divorce pour faute), des modifications notables doivent être relevées.

  1. L’acte introductif d’instance.

Auparavant, l’instance en divorce était composée d’une audience de conciliation faisant suite à la requête en divorce engendrant une ordonnance de non conciliation qui fixait les mesures provisoires. Une assignation en divorce introduisant l’instance au fond était ensuite délivrée.

Depuis l’entrée en vigueur de la réforme de la procédure de divorce, il est possible d’introduire une demande en divorce par une seule et unique phase :

 - Par une assignation ;
 - Par une requête conjointe : lorsque le divorce est demandé sur le fondement de la demande acceptée par acte d’avocats d’acceptation.

  1. Le fondement de la demande de divorce.

Au stade de l’acte introductif d’instance, le divorce est demandé sans indiquer le fondement. Dans cette hypothèse, ledit fondement devra nécessairement être précisé dans les premières conclusions au fond du demandeur. Si le demandeur a toujours la possibilité de communiquer, au sein de l’acte introductif d’instance, le fondement sur laquelle s’appuie sa demande en divorce lorsqu’il s’agit d’une demande pour altération définitive du lien conjugal ou pour divorce accepté, il ne peut en aucun cas évoqué le fondement lorsqu’il s’agit d’une demande de divorce pour faute.

- Le divorce pour altération définitive du lien conjugal.

Le délai de séparation caractérisant l’altération définitive du lien conjugal a été réduit par le législateur à une année, contre deux ans avant la réforme. Ce délai d’un an s’apprécie désormais :

- A compter de la date de signification de l’assignation à l’autre époux 

lorsque le fondement est précisé dans l’acte introductif d’instance :

- A compter de la date du prononcé du divorce lorsque le fondement est indiqué ultérieurement.

Si une demande reconventionnelle est réalisée sur ce même fondement et ce, peu importe le fondement indiqué par le demandeur, alors l’altération définitive du lien conjugal n’est plus subordonnée à aucun délai.

- L’acceptation du principe du divorce.

Le divorce accepté est un cas de divorce judiciaire au sein duquel les époux sont d’accord pour divorcer mais sont en désaccord sur les conséquences qu’entrainera inévitablement le divorce.
La constatation de l’acceptation du principe de la rupture du mariage peut prendre trois formes :

- Établissement d’un procès-verbal d’acceptation ;
- Établissement d’une déclaration d’acceptation ;
- Établissement d’un acte sous seing privée contresigné par avocats.

Si les deux premières possibilités étaient déjà prévues par les textes, la troisième est une nouveauté apportée par la réforme. Cet acte sous signatures privées des parties contresigné par avocats doit être signé de tous dans les six mois précédant la demande en divorce et doit être annexé à la requête conjointe introductive d’instance.
Dans le cas où cet acte n’aurait pas été rédigé avant l’acte introductif en divorce, il est toujours possible de le transmettre par voie de conclusions au Juge de la mise en état en cours de procédure.

- Le divorce pour faute.

Aucune modification au fond n’a été apportée par la réforme.

Le divorce pour faute peut être prononcé lorsque l’époux démontre l’existence de faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, comme l’adultère, la violence, etc. Les faits reprochés doivent rendre intolérables le maintien de la vie commune et sont laissés à l’appréciation du juge aux affaires familiales. Le Juge peut également décider de prononcer le divorce aux torts partagés des deux époux s’il estime que les deux ont commis des fautes pendant le mariage.

  1. La saisine de la juridiction.

Désormais, l’acte de saisine devra comporter, à peine de nullité, la date, l’heure et le lieu de l’audience d’orientation et sur mesures provisoires. Le défendeur dispose de quinze jours à compter de la signification par acte d’huissier de justice pour se constituer. L’acte introductif d’instance doit ensuite être enrôlé au maximum quinze jours avant la date d’audience. La remise au greffe de l’assignation ou de la requête conjointe saisit valablement le juge aux affaires familiales. Lorsque la situation des époux justifie une saisine en urgence du juge aux affaires familiales, il convient de lui présenter une requête aux fins d’être autorisé à assigner à bref délai.

En cas de situation urgente, le juge aux affaires familiales ordonne une date plus proche que celle habituellement délivrée afin de réduire les délais.

Déroulement de l’audience d’orientation et sur mesures provisoires

À la suite de la requête en divorce formée par l’un des deux époux, il fallait, avant l’entrée en vigueur de la réforme, attendre une convocation du juge aux affaires familiales pour une première audience dite « de conciliation ». Le Juge s’entretenait alors avec chacun des époux, à titre individuel, puis fixait d’éventuelles mesures provisoires.
Lorsque le Juge concluait qu’il n’y avait aucune possibilité d’entente entre les époux, il rendait une ordonnance de non-conciliation et débutait alors une seconde phase de discussions afin d’aboutir. Cette audience de conciliation a été supprimée et remplacée par une audience d’orientation et sur mesures provisoires. Elle combine donc deux audiences en une seule en mettant également fin aux entretiens séparés des époux.

Si les époux doivent désormais constituer avocat dès cet instant, ils n’ont en revanche aucune obligation d’être présents à l’audience même si cela est recommandé. L’audience sur mesures provisoires est facultative en ce sens qu’elle n’a lieu que si l’un des époux sollicite la mise en place de mesures provisoires comme l’attribution du domicile conjugal, la fixation la pension alimentaire que l’un des époux devra verser à son conjoint , la résidence des enfants, etc.

L’audience d’orientation est obligatoire puisqu’elle permet d’évoquer les suites qui seront données à la procédure et notamment de fixer le calendrier. Les parties pourront alors choisir entre une mise en état classique et une mise en état conventionnelle (procédure participative de mise en état). La procédure participative de mise en état permet aux parties de se réapproprier leur litige tout en apportant une plus grande prévisibilité des coûts engendrés par la procédure. C’est également un moyen d’inciter les parties à parvenir à des accords sur le fond.

En résumé, la nouvelle réforme du divorce a pour objectif de simplifier la procédure et d’écourter sa durée. Les modifications sont les suivantes :

  • Le juge est saisi une seule fois pendant la procédure
  • La date de la première audience est communiquée dès l’assignation
  • Les mesures provisoires nécessaires (garde d’enfant, occupation du logement) sont déterminées dès la première audience
  • L’assistance d’un avocat est obligatoire pour chaque époux dès le début de la procédure.

48 bd Émile Augier

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Questions / réponses sur les régimes matrimoniaux

Les réponse de Maître Sylvie Noachovitch aux questions sur les régimes matrimoniaux

Question : Quels sont les différents régimes matrimoniaux ?

Réponse : Les régimes matrimoniaux peuvent être classés en deux catégories :
Le régime légal
Les régimes conventionnels

Le régime légal

Le régime de communauté réduite aux acquêts

En l’absence de contrat de mariage, les époux sont soumis au régime de communauté légale réduite aux acquêts.
Le régime de communauté réduite aux acquêts distingue les biens propres qui appartiennent personnellement à un époux des biens communs qui appartiennent aux deux époux.
D’une part, tous les biens immobiliers et mobiliers dont les salaires et les revenus acquis pendant le mariage sont présumés communs. D’autre part, les biens propres sont notamment les biens immobiliers et mobiliers acquis avant le mariage, les biens acquis par succession, donation ou legs pendant le mariage, les vêtements personnels, les indemnités réparant un préjudice corporel ou moral subi par un époux, ainsi que certains biens professionnels nécessaires à l’activité de l’un des époux. De même les dettes contractées pendant le mariage sont communes, sauf exception.

(Article 1387, Article 1400 et suivants)

Les régimes conventionnels

Ces régimes nécessitent d’établir un contrat de mariage devant un notaire.

Il existe différents types de régimes conventionnels :

Le régime de séparation de biens

Au titre de ce régime, chacun des époux conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. Les dettes contractées par les époux sont personnelles. Toutefois, les dettes portant sur l’entretien du ménage et l’éducation des enfants engagent les deux époux.

(Article 1536 à 1543 du code civil)

Le régime de communauté universelle

Dans le cadre du régime de communauté universelle, les époux conviennent de mettre en commun tous leurs biens présents et à venir.
Cependant, sauf stipulation contraire, les vêtements personnels, les indemnités réparant un préjudice corporel ou moral subi par un époux, ainsi que certains biens professionnels nécessaires à l’activité de l’un des époux demeurent personnels aux époux.

Les dettes sont communes.

(Article 1526 du code civil)

Le régime de participation aux acquêts

Le régime de participation aux acquêts est un régime conventionnel empruntant aux règles du régime de séparation des biens ainsi qu’aux règles du régime légal de communauté réduite aux acquêts.
En effet, au cours du mariage les époux sont soumis aux règles du régime de séparation de biens, de sorte que chacun des époux conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. En cas de dissolution du mariage (par divorce ou décès) le notaire compare la valeur des biens au moment du mariage à la valeur des biens au jour de la dissolution. Si le notaire constate un enrichissement, celui-ci sera partagé par moitié entre les époux.

(Article 1569 à 1581 du code civil)


Question : Peut-on changer de régime matrimonial en cours de mariage ?

Réponse : Depuis la loi du 22 mai 2019, les époux peuvent modifier ou changer de régime matrimonial à tout moment au cours du mariage.

Le changement du régime matrimonial suppose la réunion des conditions suivantes :
– Le respect de l’intérêt de la famille
– Le consentement des deux époux
– Le recours à un notaire afin de liquider le régime matrimonial initial et d’acter le changement de régime

Si les époux consentent seuls au changement de leur régime matrimonial, ils doivent informer leurs enfants majeurs communs ou non, leurs créanciers ainsi que le représentant de leur enfant mineur sous tutelle le cas échéant. L’information est transmise par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte de commissaire de justice aux enfants majeurs des époux ainsi qu’au représentant de l’enfant mineur sous tutelle. Les créanciers sont informés de la modification envisagée par la publication d’un avis au journal d’annonces légales. Les créanciers ainsi que les enfants majeurs ont un délai de 3 mois pour former opposition au changement de régime matrimonial à compter de l’information ou de la publication. Par ailleurs, toute personne intéressée doit être informée du changement de régime matrimonial des époux. Il s’agira notamment d’une personne ayant fait une donation au titre du contrat de mariage.

Par principe, il n’est pas nécessaire de recourir au juge en matière de changement de régime matrimonial sauf en cas d’opposition. Dans un tel cas, il sera demandé par requête adressée au juge d’homologuer le changement de régime matrimonial. L’homologation du juge nécessite d’apprécier l’intérêt de la famille et les préjudices éventuels pour les créanciers. L’assistance de l’avocat est obligatoire devant le juge.

Une fois le changement de régime matrimonial effectué, la mention de ce changement est inscrite en marge de l’acte de mariage.

(Article 1397 du code civil / Articles 1300 à 1300-3 du code de procédure civile, Articles 1300-4 à 1303 du code de procédure civile)

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